Lors de l’examen sensible du budget 2025, le groupe des Démocrates et Progressistes avait demandé la réalisation d’une évaluation fine et un suivi des impacts des décisions budgétaires afin de montrer la réalité des conséquences de ces choix. Objectif tenu : le rapport est public et ses résultats qui démontrent la solidité des choix budgétaires, avec, sur le sujet culturel, un impact resté relatif.
Une promesse tenue
La session du 25 juin 2025 était un rendez-vous attendu depuis 1 an et demi par notre groupe. L'Inspection générale y a présenté son rapport d'évaluation relatif à la politique budgétaire 2025 et à son impact sur la satisfaction des besoins culturels des Ligériens. Un document dont l'existence même est le fruit d'une initiative du groupe.
En session du 25 juin 2026, Stéphane Gachet, à l'origine de la démarche avec Françoise Fontenaille, l’a rappelé : « J’ai, au nom de notre groupe, signé un amendement qui demandait l'évaluation de l'impact des orientations budgétaires. » Le groupe se félicite d'abord du respect de l’engagement respecté : le rapport, annoncé pour la mi-2026, a été rendu dans les temps promis.
Mais c'est surtout sur le fond que les conclusions de l'Inspection générale viennent confirmer les choix budgétaires de la Région.
Pertinence, efficacité et utilité de la politique budgétaire
Le rapport rappelle que courant 2024, la Région avait constaté une perte de dynamique des recettes de TVA, une baisse des dotations de l’Etat et une augmentation prévisionnelle des dépenses de fonctionnement : +29,78 M€ (par rapport au budget 2024). L’évaluation relève que ce diagnostic initial a été vérifié à 80% et le plan d’économie apparaît parfaitement proportionné qu’il « permet d’amortir à 95% l’impact du contexte national sur l’équilibre budgétaire régional » La capacité de désendettement, qui était l’an passé à 8,8 ans, ressort à 6,8 ans.
L'investissement, lui, a été préservé et même renforcé, avec une hausse de plus de 17 M€. Le groupe Démocrates et Progressistes se satisfait particulièrement que cet effort de redressement a été conduit sans aucune hausse des impôts régionaux, alors qu’un levier fiscal, estimé à environ 80 M€ de recettes potentielles, était disponible. Pour Stéphane Gachet, ces chiffres parlent d'eux-mêmes : « La parole a été tenue. Le diagnostic était fondé, le plan d'économies proportionné, les objectifs atteints. ».
Au total, le rapport surtout constate « la pertinence, l’efficacité et l’utilité de la politique budgétaire ».
Sur la culture, un impact éloigné des inquiétudes exprimées
C'est le secteur culturel qui avait concentré l'essentiel des critiques et des inquiétudes au moment des arbitrages budgétaires. C'est donc naturellement sur ce terrain que l'évaluation s'est d'abord portée, en s'appuyant sur des données vérifiables plutôt que sur des témoignages isolés. Il est à noter que l'arrêt de certaines subventions de la Région au secteur culturel représenterait moins de 0,8% de perte de financement public en 2025.
Le rapport détaille également la réalité du soutien régional au secteur : sur les 442 porteurs de projets culturels financés par la Région, seule une minorité de structures a été significativement touchée, avec seulement 43 qui ont vu leur financement reculer de 15% ou plus sur un ou deux ans. (Conséquence induite : 90% des structures employeuses du secteur n'ont subi aucune perte de financement lors des arbitrages budgétaires régionaux.) Les porteurs de projets confrontés à une perte de plus de 15% de leur budget représentent 1% des acteurs culturels du territoire. Et 90% d’entre eux poursuivent leur activité 18 mois plus tard .
Sur l'emploi, la crainte annoncée ne s'est pas concrétisée. Le nombre d'intermittents du spectacle en activité a progressé de 3% en Pays de la Loire entre 2024 et 2026, alors qu'il reculait de 2% au niveau national sur la même période.
Une démarche qui permet d'apprendre et qui doit être poursv
C'est cette exigence de transparence, réclamée dès l'amendement de décembre 2024, que le groupe entend continuer à porter. C’est ainsi que le travail d’évaluation doit se poursuivre et se faire de façon régulière. Parce qu'il permet de remettre de l'objectivité et est riche d'enseignements.
Ainsi, un apprentissage de ce rapport est que les 2/3 des subventions étaient concentrées sur les 7 villes les plus peuplées des Pays de La Loire, accentuant le déséquilibre territorial déjà constaté par habitant au niveau communal puisque les habitants de ces villes bénéficient de 69% de financement public communal de plus que dans ces 7 villes que sur le reste du territoire. Voici un apprentissage qui conforte le choix de la Région de lancer l'opération "Ma Région virtuose" auprès des publics les plus éloignés de la culture, notamment dans les territoires ruraux, et qui invite à concentrer toujours plus ses efforts d'investissement au service de la vitalité culturelle de l'ensemble des territoires.